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Culture d’entreprise : la fin des « faux potentiels » ?!

Les « faux potentiels », les managers qui obtiennent de superbes résultats « business » sans respect des valeurs affichées: comment évoluent-ils dans votre organisation?

Deux affaires ont défrayé la chronique de ces derniers mois. La première, aux enjeux symboliques, concerne Agnès SAAL, directrice de l’INA : « scandale des factures de taxi : l’ancienne directrice de l’Ina n’en serait pas à ses premiers abus (…). Des pièces transmises par la ministère de la Culture à la justice « révèlent des présomptions d’usage non exclusivement professionnel de taxi par l’ex-présidente de l’Ina durant la période où elle était directrice générale du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou entre 2007 et 2014 » explique le parquet dans un communiqué» (04/06/2015, LA DEPECHE.fr).   La deuxième, aux enjeux économiques colossaux, concerne évidemment VOLKSWAGEN et son dirigeant, Martin WINTERKORN : « cette tricherie trahit une culture d’entreprise déficiente, sinon toxique, alimentée par la peur, la complaisance, l’arrogance (…) J’imagine la culture de peur engendrée par la haute direction qui ne jurait que par la performance économique. Une peur telle que personne à l’intérieur de l’entreprise n’a sonné l’alerte sur les tests tronqués et dénoncé le stratagème » (30/09/2015, L’ACTUALITE) Dans les 2 cas, on assiste (en direct) à la chute de deux dirigeants qui, s’ils étaient parvenus à ces postes de haut niveau, étaient très probablement rangés jusqu’ici dans les « hauts potentiels » par leurs organisations respectives. La dernière actualité montre à l’évidence que, s’ils obtenaient de très bons résultats « business », tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire qu’ils les obtenaient d’une manière peu acceptable au regard de l’éthique et de la culture cible affichée.

En d’autres termes et si l’on examine la matrice ci-dessus, il semble bien que l’on n’amalgame plus aujourd’hui les « faux potentiels » avec les « hauts potentiels ». L’époque, grâce notamment à la transparence apportée par internet, paraît clairement différencier ces deux catégories. Et ce qui était souvent clair et connu en interne mais restait sans impact, génère aujourd’hui des conséquences significatives pour les « faux potentiels » !

La suite logique pour le futur : parvenir à conserver ces managers qui obtiennent de superbes résultats mais en repérant suffisamment tôt leur décalage avec la culture cible pour leur donner la possibilité de réajuster leurs pratiques en conséquence. La solution : des diagnostics 360° pour le corps managérial, avec tout le savoir faire requis pour parvenir à l’institutionnalisation nécessaire du dispositif. (lire: Valeurs d’entreprise: les aveugles et les muets !)

Nicolas BIGNIER Partner AXESSIO

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